Paul Viandier
@paul-viandierUne sauvegarde n'a de valeur que si elle peut être restaurée dans un délai compatible avec le besoin métier. Le sujet dépasse la copie de fichiers : il faut identifier les données critiques, définir les priorités, protéger les sauvegardes et tester les scénarios de reprise.
Une stratégie robuste doit couvrir plusieurs risques : panne matérielle, erreur humaine, suppression volontaire, ransomware, incendie, vol, corruption silencieuse et indisponibilité d'un fournisseur. La règle classique 3-2-1 reste une base utile : plusieurs copies, plusieurs supports, au moins une copie hors site. Dans un contexte ransomware, il faut ajouter une protection contre la modification ou la suppression des sauvegardes.
Les sauvegardes doivent être surveillées comme un service critique. Un rapport de succès ne suffit pas : il faut tester régulièrement la restauration, mesurer la durée réelle et vérifier l'intégrité des données restaurées.
Mettre en place un scénario de restauration :
Une stratégie de sauvegarde professionnelle doit répondre clairement à cinq questions : quoi sauvegarder, à quelle fréquence, où stocker, qui peut restaurer et comment prouver que la restauration fonctionne. Sans test de restauration, la sauvegarde reste une hypothèse.